Le président Evariste Ndayishimiye a reçu une délégation de leaders religieux venus de toute l'Afrique le mardi 13 octobre 2026 au Burundi. Cette rencontre s'est tenue dans la capitale, Bujumbura, afin d'échanger avec les représentants des confessions religieuses sur le continent. La présence de ces éminentes figures spirituelles au palais présidentiel note l'importance accordée par l'exécutif burundais au dialogue interreligieux et à la collaboration avec les instances religieuses pour aborder les défis sociaux et moraux actuels.
Mengistu Beta, ressortissant éthiopien, a conduit cette délégation lors de cet entretien officiel avec le chef de l'État burundais. En qualité de chef de file de ce groupe, Mengistu Beta a facilité les échanges directs entre ses pairs et le président Evariste Ndayishimiye. Les discussions ont porté sur le rôle des instances spirituelles dans le cadre continental africain. Cet événement marque une étape dans les relations entre le pouvoir exécutif et les personnalités religieuses internationales, témoignant d'une volonté commune de renforcer les liens entre les institutions étatiques et le secteur religieux pour favoriser la stabilité sociale.
Le sommet Burundi Heart of Africa
Cette rencontre s'est déroulée dans le prolongement de l'ouverture du sommet « Burundi Heart of Africa Arise Summit 2026 ». L'organisation de cet événement revient au Oasis Christian Center, une entité basée au Burundi, qui a placé ses travaux sous le thème « Lève-toi, sois éclairé, car ta lumière arrive ». Ce sommet constitue une plateforme majeure de rassemblement, mobilisant des leaders venus de diverses nations africaines pour confronter leurs expériences et leurs visions pour l'avenir du continent.
Les échanges entre le chef de l'État et les membres de la délégation ont porté sur la guérison des traumatismes passés. Les participants ont évoqué les séquelles liées à la colonisation ainsi que d'autres circonstances ayant affecté le Burundi et le reste du continent africain. Ces réflexions approfondies visaient à identifier les leviers permettant de surmonter les blessures héritées de l'histoire, en s'appuyant sur les enseignements spirituels et les valeurs de fraternité prônées par les leaders religieux présents.
Floribert Biyereke, porte-parole adjoint du chef de l'État burundais, a précisé l'orientation de ces réflexions à l'issue de l'entrevue : « Et pour se réconcilier, et promouvoir la paix et le développement, ces personnalités ont constaté dans leurs échanges, que les églises ont un grand rôle à jouer afin d’apaiser et guérir les esprits de nos populations ».
La portée de ces discussions dépasse le cadre strictement confessionnel pour s'inscrire dans une dynamique de réconciliation nationale et continentale. En mettant l'accent sur la guérison des traumatismes, les autorités burundaises et les membres de la délégation soulignent la nécessité d'une approche holistique pour consolider la paix. Le président Evariste Ndayishimiye a réitéré, à travers cette réception, son engagement à collaborer avec les acteurs religieux pour bâtir une société plus résiliente, capable de transcender les traumatismes liés à la colonisation et aux autres épreuves historiques qui ont marqué le Burundi et ses voisins africains. La convergence de vues entre l'État et ces leaders religieux, consolidée par le sommet organisé par le Oasis Christian Center, ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour la cohésion sociale sur le continent.