Partis d'opposition burundais : la CENI incapable d'organiser des élections crédibles

Olivier Nkurunziza : « Le président de la République devrait prendre des initiatives pour l’ouverture d’un dialogue politique inclusif »
Photo via Iwacu-burundi

Cinq partis d'opposition burundais, l'UPRONA, le FRODEBU, le CNL, le CODEBU et le CDP, ont publié un communiqué conjoint pour exprimer leurs inquiétudes concernant l'organisation des élections de 2025. Cette déclaration a été faite lors d'une réunion au Centre de Conférences Donatus de Bujumbura, organisée par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour ses partenaires électoraux. Les partis d'opposition ont affirmé que « la Commission électorale nationale indépendale (CENI) dans sa composition actuelle n’est pas à la hauteur de sa mission ». Leur communiqué conjoint, diffusé le vendredi 8 mai 2026, a clairement articulé leurs griefs et leurs attentes.

Ils sont particulièrement préoccupés par les résultats des élections législatives et communales de 2025, ainsi que par la capacité de la CENI à garantir la crédibilité des futurs scrutins. Selon le communiqué, « la CENI actuelle dans sa composition et son comportement n’est pas en mesure d’organiser des élections répondant aux standards requis de transparence et d’équité ». Cette affirmation note une profonde méfiance à l'égard de l'institution électorale. Les partis ont tenu à « clarifier notre position et réaffirmer notre engagement en faveur d’un processus démocratique inclusif, transparent et crédible ». Cette déclaration intervient alors que la CENI a par ailleurs annoncé la date du 3 mai 2027 pour l'élection présidentielle, avec l'investiture du président élu prévue le 18 juin 2027, des échéances qui accentuent l'urgence de leurs préoccupations.

Critiques sur la CENI actuelle

Le communiqué, qui exprime ces préoccupations, a été publié le vendredi 8 mai 2026. La réunion de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) au cours de laquelle ces critiques ont été formulées s'est tenue au Centre de Conférences Donatus de Bujumbura. Les partis d'opposition, dont l'UPRONA, le FRODEBU, le CNL, le CODEBU et le CDP, ont affirmé leur position dans ce document. Ils ont exprimé leur vive inquiétude concernant l'organisation et les résultats des élections législatives et communales de 2025, soulignant des lacunes importantes.

Selon le communiqué, la CENI, « dans sa composition et son comportement », n'est pas en mesure d'organiser des élections répondant aux « standards requis de transparence et d’équité ». Cette déclaration note une défiance quant à la capacité actuelle de l'institution à garantir un processus électoral juste. Les partis ont exprimé leur regret que la CENI poursuive ses activités « comme si les lacunes passées n'avaient pas eu lieu », laissant entendre un manque de prise en compte des critiques antérieures ou des dysfonctionnements observés. Ils ont insisté sur le fait que la composition actuelle et le comportement de la CENI sont des obstacles majeurs à la tenue d'élections crédibles et équitables, un point central de leur plaidoyer.

Les signataires du communiqué ont tenu à « clarifier notre position et réaffirmer notre engagement en faveur d’un processus démocratique inclusif, transparent et crédible ». Cette affirmation réitère leur volonté de participer à un cadre démocratique, tout en insistant sur la nécessité d'une réforme de la CENI pour atteindre ces objectifs. Ils ont également souligné l'importance de s'assurer que les futures élections se déroulent dans un climat de confiance et de respect des principes démocratiques fondamentaux.

Appel à un dialogue inclusif

Les partis d'opposition ont appelé à l'instauration d'un dialogue politique inclusif, qu'ils jugent nécessaire pour tirer les leçons du passé, restaurer la confiance et garantir les conditions d'élections libres, transparentes et pacifiques. Ils ont sollicité le Président de la République afin qu'il prenne des initiatives en faveur d'un tel dialogue politique inclusif. Ce dialogue devrait permettre d'examiner les irrégularités observées lors des élections de 2025, d'assurer le traitement approprié des recours et de réformer le cadre électoral pour restaurer la confiance des acteurs. La lettre demandant l'implication du Président a été transmise le 4 avril 2026, démontrant la proactivité de l'opposition dans cette démarche. Le communiqué réaffirme l'engagement des partis en faveur d'un processus démocratique fiable. « Nous tenons à clarifier notre position et réaffirmer notre engagement en faveur d’un processus démocratique inclusif, transparent et crédible », ont-ils déclaré, insistant sur la nécessité d'une approche collaborative pour surmonter les défis électoraux actuels. Ils estiment qu'un tel dialogue est la seule voie viable pour assurer la pérennité de la démocratie burundaise.

Réactions et perspectives

Les partis d'opposition ont introduit des recours auprès des autorités compétentes, incluant le Président de la République, afin de dénoncer de « graves manquements » ayant, selon eux, entaché la crédibilité des élections de 2025. Ces démarches visent à contester les résultats et le déroulement du scrutin, en soulignant des irrégularités perçues. Les formations politiques UPRONA, FRODEBU, CNL, CODEBU et CDP ont ainsi cherché à porter leurs préoccupations au plus haut niveau de l'État, espérant obtenir une réponse concrète et des mesures correctives. Ces recours s'inscrivent dans une volonté affichée par l'opposition de voir les leçons tirées des scrutins passés et d'assurer que les prochaines consultations électorales, y compris la présidentielle de 2027, respectent les standards de transparence et d'équité. La publication du communiqué conjoint et la transmission de la lettre au Président de la République soulignent la détermination de ces partis à influencer le processus électoral et à garantir un avenir démocratique plus juste pour le Burundi. L'attente est désormais tournée vers les réactions des autorités et de la CENI face à ces demandes pressantes d'un dialogue inclusif et de réformes électorales.