Performance du gouvernement burundais : un rapport révèle un taux de réalisation de 67,29 %

M. Ntahontuye a signalé que le nouveau découpage administratif a entraîné un retard dans la mise en place de certains agents, ce qui a occasionné des dysfonctionnements et empêché certaines activités de se dérouler comme prévu (Photo: Etienne Nduwimana)
Photo via Lerenouveau

Le Premier ministre burundais Nestor Ntahontuye a présenté le rapport de mise en œuvre du Programme, travail et budget annuel (PTBA) pour le second semestre de l'exercice fiscal 2025-2026 devant les deux chambres du parlement, le vendredi 11 septembre 2026, au palais des congrès de Kigobe. Ce rapport établit la performance du gouvernement à un taux de réalisation de 67,29 %. M. Ntahontuye a signalé que « le nouveau découpage administratif a entraîné un retard dans la mise en place de certains agents, ce qui a occasionné des dysfonctionnements et empêché certaines activités de se dérouler comme prévu ». Il a également souligné que « certaines SPP notamment l’Otraco, l’Onatour et la Cogerco, affichent une faible performance quant à la réalisation des recettes et même par rapport aux résultats dégagés ».

Détails budgétaires et réalisations

Les prévisions annuelles pour le budget s'élevaient à 7 643 milliards 368 millions 022 846 FBu, selon le rapport présenté. Les réalisations annuelles ont atteint 7 806 milliards 801 millions 768 097 FBu, ce qui représente un taux de réalisation de 102,1 %. Cette performance indique un dépassement des objectifs fixés en matière de recettes globales pour l'exercice concerné, contribuant à la situation financière du gouvernement burundais.

Concernant les dons, les prévisions annuelles étaient de 1 326,83 milliards de FBu. Les réalisations cumulées dans ce domaine se sont établies à 844,52 milliards de FBu. Ce chiffre correspond à un taux de réalisation de 63,6 %, marquant un écart significatif par rapport aux attentes initiales en matière de financement externe non remboursable.

S'agissant des emprunts extérieurs, les prévisions annuelles atteignaient 61,89 milliards de FBu. Cependant, les réalisations cumulées n'ont totalisé que 15,68 milliards de FBu. Le taux de réalisation pour cette catégorie de financement a ainsi été de 25,3 %, indiquant une mobilisation bien inférieure aux estimations initiales des fonds provenant de prêts internationaux.

Obstacles à la performance

Le nouveau découpage administratif du Burundi a occasionné des retards dans le déploiement de certains agents, ce qui a entraîné des dysfonctionnements et empêché la réalisation de certaines activités comme prévu, selon le rapport. Cette situation a eu un impact sur la performance générale de l'administration.

Plusieurs sociétés publiques ont affiché une faible performance. L'Otraco (Office du transport en commun), l'Onatour (Office national de la tourbe) et la Cogerco (Compagnie de gérance du coton) ont notamment été citées pour leurs résultats insuffisants en matière de réalisation des recettes et des objectifs fixés. Ces entreprises contribuent à la baisse des indicateurs de performance gouvernementale.

Contexte et enjeux des SPP

Des déséquilibres sont observés entre les niveaux de réalisation physique et les niveaux d'exécution budgétaire pour certaines sociétés publiques, selon le rapport. L'Odeca (Office pour le développement du café du Burundi) est notamment citée comme exemple de cette situation. Pour cette entité, le niveau d'exécution budgétaire peut ne pas correspondre précisément aux progrès tangibles des projets ou activités sur le terrain. Cette divergence suggère des défis dans la coordination entre la planification financière et la mise en œuvre opérationnelle des programmes. La performance de ces sociétés publiques est examinée dans le cadre des objectifs globaux du gouvernement, soulignant l'importance d'une meilleure adéquation entre les ressources allouées et les réalisations concrètes attendues de ces structures.