Huit personnes sont mortes et des dizaines d’autres ont été blessées lors d’une bousculade survenue samedi à Bujumbura, la capitale économique du Burundi. L'incident s'est produit dans l'enceinte de l'École technique secondaire (ETS) Kamenge, située au nord de la ville, lors d'une croisade évangélique organisée par le pasteur Chris Ndikumana. Cette manifestation religieuse d'envergure, connue sous le nom de croisade évangélique Kanguka, a attiré de nombreux fidèles venus de diverses régions.
Le drame à la sortie
Huit fidèles ont perdu la vie dans une bousculade survenue à la sortie de l'événement, a-t-on appris. Ce mouvement de foule tragique a également entraîné des blessures pour neuf autres personnes, portant le nombre total de victimes directes de la bousculade à dix-sept. Parmi les victimes décédées, le bilan fait état de sept femmes et d'un homme, soulignant une disproportion dans les pertes humaines. Les premières informations médicales disponibles indiquent que plusieurs décès seraient liés à une asphyxie causée par la densité extrême de la foule, suggérant que les victimes ont été écrasées ou privées d'air dans la cohue. Il a également été rapporté que deux des personnes blessées présentaient des blessures visibles, sans que la nature précise de ces dernières — qu'il s'agisse de contusions, de fractures ou d'autres traumatismes — ne soit détaillée par les autorités médicales. Ces éléments confirment la violence du mouvement de foule qui a eu lieu au moment de la dispersion des participants.
Contexte de la croisade
La croisade évangélique, qui s'est déroulée le samedi 18 juillet 2026, avait attiré une foule considérable, bien au-delà des attentes habituelles pour ce type d'événement. Le programme Kanguka, qui signifie « Réveille-toi » en kirundi, est une plateforme de prédication et de prière établie et dirigée par le pasteur Chris Ndikumana. Son objectif est de diffuser un message religieux et d'offrir des sessions de prière intensives à ses participants. Des fidèles étaient venus de diverses régions du Burundi, témoignant de l'influence nationale de cette croisade. La présence de participants venus de plusieurs pays voisins, notamment de la région des Grands Lacs, a contribué à la densité exceptionnelle de la foule présente à l'ETS Kamenge. Les organisateurs avaient mis en place des sessions de prière et des sermons pour les participants tout au long de la journée, reflétant l'objectif spirituel profond de la plateforme Kanguka. La popularité de ces événements religieux attire souvent des milliers de personnes, posant des défis logistiques importants en matière de gestion des flux et de sécurité.
Réactions et suite
L'article rapportant ces événements a été publié le 20 juillet 2026, deux jours après le drame. Selon les déclarations officielles de la police, la bousculade a été provoquée par un mouvement de panique survenu à la porte de sortie principale, sous la forte pression exercée par la foule. Les forces de l'ordre ont précisé que la barrière de sécurité de l'École technique secondaire (ETS) Kamenge aurait cédé, ne pouvant retenir l'afflux massif des participants qui tentaient de quitter les lieux après la croisade évangélique. Cette défaillance de la barrière est pointée comme un facteur aggravant qui a transformé un mouvement de foule en une véritable tragédie. Les autorités burundaises, par la voix de la police, ont ainsi souligné et pointé du doigt les conditions de sortie de l'événement comme la cause directe et principale de la tragédie. Une enquête devrait déterminer les responsabilités exactes dans l'organisation et la sécurisation de cette manifestation de grande envergure. Cet événement tragique soulève des questions sur les mesures de sécurité et de contrôle des foules lors de rassemblements de cette ampleur dans la capitale économique du Burundi.