La centrale hydroélectrique de Mulembwe a été officiellement inaugurée au Burundi le mardi 16 juin 2026. Cet événement marque un renforcement significatif de la capacité énergétique du pays, s'inscrivant dans une stratégie nationale visant à améliorer l'accès à l'électricité pour ses citoyens et à soutenir le développement économique. L'inauguration de cette infrastructure majeure est le fruit d'un effort concerté et d'un engagement sur le long terme pour moderniser le secteur énergétique burundais.
Un projet de longue haleine
Le projet de la centrale hydroélectrique a nécessité près de 12 ans de développement et de construction avant son inauguration. Cette période prolongée témoigne de la complexité et de l'ampleur de l'entreprise, impliquant des études approfondies, la mobilisation de ressources financières et techniques considérables, ainsi que la coordination de multiples parties prenantes. Durant cette période, des initiatives de développement des compétences et de formation ont été intégrées au projet, offrant des opportunités d'apprentissage et de perfectionnement pour la main-d'œuvre locale. Ces programmes de formation ont visé à préparer les techniciens et ingénieurs burundais à la gestion et à la maintenance future de la centrale, assurant ainsi la pérennité de l'investissement. L'intégration de ces composantes de renforcement des capacités a été un élément clé de la stratégie de développement durable du projet.
Impact sur la capacité électrique
L'inauguration de la centrale hydroélectrique de Mulembwe ajoute 17 mégawatts (MW) à la capacité installée de production d'électricité du Burundi. Cette augmentation est clé pour répondre à la demande croissante en énergie du pays et pour réduire sa dépendance aux sources d'énergie importées. La mise en service de cette nouvelle centrale représente un pas important vers l'autonomie énergétique du Burundi. Ce projet intervient un an après la mise en service de la centrale hydroélectrique de Jiji, qui avait déjà contribué à l'accroissement de l'offre électrique nationale. L'ajout successif de ces deux centrales illustre une dynamique positive dans le secteur de l'énergie, visant à exploiter le potentiel hydroélectrique du pays. L'objectif est de fournir une énergie plus stable, plus fiable et plus abordable aux ménages et aux entreprises burundaises.
Perspectives et défis futurs
Le développement énergétique du Burundi reste une priorité, avec des initiatives futures visant à renforcer davantage l'infrastructure électrique du pays. La REGIDESO, l'entreprise nationale de distribution d'eau et d'électricité, est chargée d'assurer l'exploitation et la maintenance de la centrale hydroélectrique de Mulembwe. Cette responsabilité inclut la gestion quotidienne de l'installation, la surveillance de sa performance et l'exécution des opérations de maintenance préventive et corrective pour garantir un fonctionnement optimal et continu. La World Bank, aux côtés de l'African Development Bank, de l'European Investment Bank et de l'European Union, continue de soutenir les efforts du Burundi dans le secteur de l'énergie. Ces partenaires internationaux prévoient de collaborer sur d'autres projets visant à améliorer l'accès à l'électricité et à diversifier les sources d'énergie dans la région de Eastern and Southern Africa. Cette collaboration multilatérale est essentielle pour mobiliser les financements nécessaires et partager l'expertise technique requise pour les futurs développements.
Témoignages et collaboration
La phase de construction de la centrale a mobilisé en moyenne un millier de travailleurs. Environ 80% de ces employés ont été recrutés localement, selon les données du projet. Ce chiffre note l'implication de la main-d'œuvre burundaise dans la réalisation de l'infrastructure énergétique, démontrant un engagement fort envers le développement local. Cette approche a contribué au développement des compétences locales et à la création d'emplois pendant la durée du chantier, offrant des opportunités économiques directes aux communautés environnantes et à l'ensemble du pays. La participation massive de la population locale à la construction a également favorisé un sentiment d'appropriation du projet, essentiel pour son succès à long terme. La collaboration entre les ingénieurs internationaux et les travailleurs burundais a permis un transfert de connaissances précieux, renforçant ainsi le capital humain du Burundi dans le domaine de l'ingénierie et de la construction d'infrastructures.