Au Burundi, des orphelins du VIH-sida, dont N.P. Guillaine Niyungeko et P.M. Sont confrontés à une stigmatisation persistante et à des épreuves familiales après la perte de leurs parents. Ces jeunes, souvent élevés par des proches, ont dû faire face à des rejets et à la dissimulation de leur propre statut sérologique pendant leur enfance.
N.P. Dont la mère est décédée du VIH à ses quatre ans, a été élevé par ses grands-parents après le rejet de son père. Il a confié : « Avant mes 15 ans, on me disait toujours que je devais prendre des médicaments pour avoir de la force et de l’énergie sans jamais savoir que j’avais le VIH-sida. » Il a également rapporté : « Les autres enfants me rejetaient en disant que j’avais le VIH. J’étais constamment pointé du doigt. » De son côté, Guillaine Niyungeko, 29 ans, a perdu son père à un an et sa mère à quatre ans du sida. Elle a déclaré : « Ce fut très difficile à accepter, surtout parce qu’on m’avait caché la vérité pendant des années. » Elle a ajouté : « Il ne faut pas les considérer comme des enfants fragiles incapables d’accomplir certaines tâches. »
P.M. Né de parents séropositifs, a perdu son père du sida à l'âge de cinq ans. Il a dénoncé l'exclusion scolaire et le rejet familial, affirmant : « Les autres enfants refusaient de jouer avec moi parce qu’on leur disait que je pouvais tomber et mourir à tout moment. » Il s'est souvenu d'une enseignante : « Elle me battait souvent et me demandait devant toute la classe pourquoi j’étudiais alors que j’avais le VIH. » P.M. Déplore la persistance de la discrimination envers les orphelins et les enfants vivant avec le VIH, incluant les rejets familiaux et la dépossession de biens.
Vies marquées par le VIH
N.P. A découvert à l'âge de 15 ans être né avec le VIH. Il avait consommé des médicaments pendant son enfance sans connaître leur véritable but, déclarant : « Avant mes 15 ans, on me disait toujours que je devais prendre des médicaments pour avoir de la force et de l’énergie sans jamais savoir que j’avais le VIH-sida. » N.P. A également rapporté le rejet de ses pairs, affirmant que « les autres enfants me rejetaient en disant que j’avais le VIH. J’étais constamment pointé du doigt. »
Guillaine Niyungeko a aussi appris sa séropositivité à 15 ans, grâce à l'intervention d'un médecin. Elle a exprimé la difficulté de cette révélation, déclarant : « Ce fut très difficile à accepter, surtout parce qu’on m’avait caché la vérité pendant des années. » Guillaine Niyungeko a insisté sur la capacité des jeunes vivant avec le VIH, affirmant qu'« il ne faut pas les considérer comme des enfants fragiles incapables d’accomplir certaines tâches. »
P.M. A fait face à une forte discrimination, tant à l'école que dans son milieu social. Il s'est souvenu du rejet de ses camarades de jeu : « Les autres enfants refusaient de jouer avec moi parce qu’on leur disait que je pouvais tomber et mourir à tout moment. » P.M. A également évoqué une enseignante qui le maltraitait, déclarant : « Elle me battait souvent et me demandait devant toute la classe pourquoi j’étudiais alors que j’avais le VIH. »
Défis persistants et stigmatisation
N.P. A rapporté avoir été confronté à la stigmatisation à l'école durant son adolescence, les autres enfants le rejetant selon ses dires. Guillaine Niyungeko a déclaré avoir été témoin de nombreuses situations de discrimination et de rejet subies par d'autres enfants orphelins du VIH/sida. P.M. A raconté avoir été battu par son enseignante qui lui demandait devant toute la classe pourquoi il étudiait alors qu'il avait le VIH.
Hawa Uwimana, travailleuse sociale, affirme que les enfants orphelins du VIH/sida restent très vulnérables malgré les progrès enregistrés depuis les années 2000. Elle note que la stigmatisation demeure très présente dans la société burundaise, un obstacle majeur à l'accès aux soins et au suivi médical pour ces jeunes. « La stigmatisation demeure présente dans la communauté burundaise », a précisé Hawa Uwimana. Elle estime que l'adhésion au traitement représente un défi principal, certains jeunes refusant d'accepter leur statut. Hawa Uwimana a rappelé que « les enfants vivants avec le VIH peuvent mener une vie normale ».
Appels à l'action et soutien
Hawa Uwimana, médecin responsable des enfants, adolescents et jeunes vivant avec le VIH au sein de Swaa-Burundi, note l'importance d'une action concertée. Elle insiste sur la nécessité de renforcer la sensibilisation communautaire afin de faire évoluer les anciennes perceptions du VIH datant des années 1990. Hawa Uwimana rappelle que « les enfants vivants avec le VIH peuvent mener une vie normale » et que « la stigmatisation demeure présente dans la communauté burundaise ».
De son côté, N.P. Qui a été diagnostiqué séropositif à 15 ans après avoir pris des médicaments sans en connaître le but, plaide pour le renforcement des groupes de soutien. Il estime que ces groupes sont essentiels pour restaurer la confiance et l'espoir chez les enfants vivant avec le VIH. N.P. Avait rapporté précédemment : « Avant mes 15 ans, on me disait toujours que je devais prendre des médicaments pour avoir de la force et de l’énergie sans jamais savoir que j’avais le VIH-sida. » Il avait aussi confié avoir été rejeté par ses pairs, affirmant que « les autres enfants me rejetaient en disant que j’avais le VIH. J’étais constamment pointé du doigt. »
Guillaine Niyungeko, qui a découvert sa séropositivité à 15 ans, exhorte les autorités à intensifier les actions en faveur des orphelins du VIH/sida. Elle appelle notamment à la multiplication des centres d'accueil et d'écoute. Guillaine Niyungeko avait précédemment déclaré : « Ce fut très difficile à accepter, surtout parce qu’on m’avait caché la vérité pendant des années. » Elle a également insisté : « Il ne faut pas les considérer comme des enfants fragiles incapables d’accomplir certaines tâches. »
Hawa Uwimana recommande par ailleurs un soutien psychosocial renforcé. Ceci inclut des entretiens individualisés, l'implication des familles d'accueil et l'intégration de pairs éducateurs. Hawa Uwimana juge également essentiel d'améliorer l'accès à l'éducation et de promouvoir l'autonomisation de cette jeunesse.