Vague d'agressions sexuelles en province de Burunga : trois enfants victimes en un mois

SOS Médias Burundi
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Au moins quatre cas de violences sexuelles, dont trois visant des enfants, ont été signalés en un mois dans la province de Burunga, au sud-ouest du Burundi. Ces agressions se sont produites dans les zones de Gatete et Kigwena, ainsi que dans la commune de Rumonge. Les incidents se sont déroulés entre le 9 juin et le 3 juillet 2026, marquant une période d'inquiétude croissante pour la sécurité des populations vulnérables dans la région. Le cas le plus récent concerne un enfant de la colline de Mutambara, située dans la zone de Gatete, au sein de la commune de Rumonge, soulignant la persistance de ces actes répréhensibles.

Récits des agressions

Le 3 juillet 2026, vers 18h00, les parents d'un enfant de la colline de Mutambara, dans la zone de Gatete, ont constaté son absence et ont entrepris des recherches pour le retrouver. L'inquiétude grandissait à mesure que les minutes passaient. Des passants ont alerté les parents après avoir entendu des cris de détresse provenant d'un fossé sur la colline de Gatete. La victime a été retrouvée et transportée à l'hôpital de Rumonge pour recevoir des soins médicaux urgents, nécessitant une prise en charge immédiate pour ses blessures physiques et psychologiques.

Un autre cas a été signalé le 10 juin 2026, sur la colline Mutambara II, également située dans la commune de Rumonge. Une jeune fille aurait été attirée dans un magasin par un jeune homme avant d'être agressée sexuellement. Selon les témoignages recueillis, la victime a réussi à s'échapper de son agresseur, et des voisins sont rapidement intervenus pour alerter la police. L'auteur présumé de cette agression a été arrêté et transféré au commissariat provincial de Rumonge, où il est actuellement détenu. La victime a, quant à elle, été prise en charge et transportée au centre Humura de Mutambara pour y recevoir des soins médicaux appropriés et un soutien psychologique nécessaire après un tel traumatisme.

Le même jour, le 10 juin 2026, une autre mineure de la colline de Nkayamba, dans la ville de Rumonge, aurait été victime de violences sexuelles. L'enfant a reçu des soins médicaux à la branche de l'Association Burundaise pour le Bien-être Familial (ABUBEF) dans la commune de Rumonge, une organisation qui joue un rôle clé dans le soutien aux victimes. La nuit précédente, le 9 juin 2026, deux hommes seraient entrés chez elle alors que son mari était absent. Des voisins sont intervenus après que la victime a appelé à l'aide et ont alerté la police. Dans l'affaire concernant la colline de Nkayamba, l'auteur présumé a été identifié, arrêté et placé en détention au commissariat de Rumonge, soulignant l'efficacité de l'intervention communautaire et des forces de l'ordre.

Modus operandi des agresseurs

Selon des informations recueillies auprès des autorités et des témoins, certains agresseurs présumés auraient profité de l'absence des parents pour attirer les victimes avec de petits cadeaux avant de commettre les agressions. Cette méthode, visant à établir un lien de confiance trompeur, rend les enfants particulièrement vulnérables. Ce mode opératoire met en lumière la nécessité d'une vigilance accrue de la part des familles et des communautés pour protéger les jeunes.

L'un des deux auteurs présumés dans l'affaire de la colline de Nkayamba a été arrêté et placé au centre de détention de Rumonge, tandis que le second a pris la fuite, faisant l'objet d'une recherche active par les forces de l'ordre. La collaboration entre les voisins et la police a été déterminante dans l'interpellation des suspects dans plusieurs de ces affaires, démontrant l'importance de la réactivité citoyenne face à ces crimes odieux.

Préoccupations des défenseurs et cas supplémentaire

Les incidents se sont déroulés entre le 9 juin et le 3 juillet 2026, créant un sentiment d'urgence parmi les organisations de défense des droits. Un quatrième cas d'agression sexuelle a été rapporté, impliquant une femme de 38 ans originaire de la colline de Cabara, dans la zone de Kigwena. Cette agression s'est également produite dans des circonstances troublantes, ajoutant à la série d'incidents signalés dans la province de Burunga. Le délinquant présumé a été interpellé et transféré au commissariat provincial de Rumonge, où une enquête approfondie est en cours. La victime a été prise en charge et transportée au centre Humura de Mutambara pour y recevoir des soins médicaux appropriés, ainsi qu'un soutien psychologique essentiel pour l'aider à surmonter cette épreuve.

Les défenseurs des droits de l'enfant à Rumonge se montrent profondément préoccupés par la multiplication des actes de violence sexuelle. Ils ont exprimé leur vive inquiétude face à cette vague d'agressions qui touche aussi bien les enfants que les adultes, et qui nécessite une réponse coordonnée et efficace de toutes les parties prenantes.

« La protection des enfants et des femmes doit devenir une priorité afin de freiner un phénomène qui suscite une inquiétude croissante dans la province de Burunga », ont déclaré les défenseurs des droits de l'enfant à Rumonge. Ils appellent à un renforcement des mesures de prévention, à une meilleure sensibilisation des communautés aux risques, et à une application rigoureuse de la loi pour que les auteurs de ces crimes soient traduits en justice. La coordination entre les services de sécurité, les autorités judiciaires, les organisations de la société civile et les communautés locales est jugée essentielle pour garantir la sécurité et le bien-être des habitants, en particulier des plus vulnérables. Cette série d'événements met en lumière des lacunes potentielles dans la protection des citoyens et appelle à une action immédiate et concertée pour restaurer un sentiment de sécurité dans la province.