Voici l'article étendu, intégrant les faits supplémentaires et respectant la longueur et les contraintes spécifiées :
L'Assemblée Nationale du Burundi a adopté à l'unanimité son projet de loi relatif au règlement et rapport budgétaire pour l'exercice 2024/2025. Cette adoption est survenue lors d'une session plénière tenue le mercredi 13 mai 2026 au Palais des congrès de Kigobe. La séance, qui s'est déroulée dans l'enceinte du Palais des congrès de Kigobe, était présidée par Gélase Daniel Ndabirabe, Président de l'Assemblée nationale du Burundi. L'objectif principal de cette session était l'analyse et l'adoption du projet de loi sur le règlement et rapport budgétaire pour l'exercice 2024/2025. Les députés ont voté le texte à 100%, attestant d'un consensus total sur le document, selon les informations disponibles. Le ministre des Finances, du Budget et de la Planification, Alain Ndikumana, a participé à cette session parlementaire.
Objectifs et réformes budgétaires
Le budget 2024-2025 a été élaboré et mis en œuvre dans l'optique de soutenir la reprise de l'économie burundaise. Il vise également à poursuivre les réformes de gestion des finances publiques, selon les informations partagées lors de la session parlementaire. Les réformes prévues dans ce cadre budgétaire se concentrent sur une budgétisation axée sur la performance. Cette approche est conforme aux dispositions de la loi organique n°1/20 du 20 juin 2022, qui encadre la gestion budgétaire au Burundi. L'un des objectifs primordiaux guidant l'élaboration de ce budget est la Vision « Burundi, pays émergent en 2040 et pays développé en 2060 ». Cette vision ambitieuse sert de fil conducteur pour les orientations économiques et financières du pays, en définissant des objectifs à long terme pour le développement national. Le budget est ainsi un instrument essentiel pour la réalisation progressive de cette vision.
Évolution des ressources et dépenses
Les ressources du budget général de l'État modifié, initialement fixées à 4 626 051 121 082 BIF dans la loi de finances initiale, ont été ramenées à 4 211 221 249 371 BIF dans la loi de finances révisée. Cette révision représente une diminution nominale de 414 829 871 711 BIF, soit une baisse de 8,97%. Cette réduction des ressources provient des prévisions revues à la baisse concernant les recettes non fiscales issues des péages routiers et environnementaux, des boissons et des droits d'importation. Les ajustements ont été nécessaires pour refléter des attentes plus réalistes en matière de recettes.
Parallèlement, les charges du budget général de l'État modifié ont également connu une évolution. Initialement établies à 5 075 660 779 125 BIF dans la loi de finances initiale, elles ont été ajustées à 4 732 396 516 079 BIF dans la loi de finances révisée. Cette modification représente une diminution nominale de 343 264 263 046 BIF, correspondant à une baisse de 6,76% des charges. Ces ajustements visaient à aligner les dépenses sur les ressources disponibles et à optimiser l'utilisation des fonds publics.
Réalisations et performances
Durant l'exercice budgétaire 2024-2025, les ressources du budget général de l'État ont été réalisées à 76,79%. Le montant effectif s'est élevé à 3 233 964 408 863 BIF, comparé à la prévision annuelle de 4 211 221 249 371 BIF. Les recettes intérieures totales ont atteint 2 628 331 105 719 BIF. Ce chiffre dépasse la prévision de 2 412 679 181 578 BIF pour les recettes intérieures, affichant une performance annuelle de 108,94% dans ce domaine. Cette surperformance des recettes intérieures témoigne de l'efficacité des mécanismes de collecte et de la vigueur de l'activité économique sous-jacente. Les recettes non fiscales ont été exécutées à 112,75%, démontrant une forte capacité à générer des revenus hors taxes. En revanche, les revenus de la propriété ont été réalisés à 71,99%, indiquant une marge d'amélioration dans ce secteur. Le montant total des exonérations accordées au cours de l'exercice 2024-2025 s'est élevé à 225 186 325 358 BIF, un chiffre significatif qui fait partie intégrante de la politique fiscale du pays.