À Cibitoke, des femmes émergent progressivement comme figures de proue dans la sphère publique et le leadership local. Chantal Nizigiyimana incarne cette tendance en tant que leader sur la colline de Dogodogo, dans la zone de Rugombo. Régine Ndayizeye, quant à elle, dirige le quartier Social A sur la colline de Busiga. Ces exemples illustrent comment les femmes s'impliquent et s'affirment de plus en plus dans la gestion des affaires communautaires.
Chantal Nizigiyimana a expliqué s'être entendue avec son mari avant son élection pour gérer ses retours tardifs à la maison, notamment lors de la résolution de conflits. "En tant que femmes leaders, nous faisons face à des responsabilités à la fois professionnelles et familiales. Mais, il s’agit d’un engagement que nous assumons pleinement", a-t-elle affirmé. Elle a ajouté qu'avant son mandat, la colline manquait d'eau potable, mais qu'avec l'aide de la population, des robinets publics ont été installés et sont actuellement améliorés. "Ce que j’ai fait, beaucoup d’autres femmes peuvent le faire. Il faut croire en soi et oser s’engager", a-t-elle encouragé.
Régine Ndayizeye a de son côté souligné que la population de son quartier l'avait choisie. "J’avais le courage de participer à toutes les activités de développement de mon quartier ainsi qu’aux réunions et aux séances de sensibilisation. Cela m’a donné l’opportunité de me faire élire et d’occuper ce poste", a-t-elle déclaré. Elle a conclu : "Le véritable obstacle, c’est souvent le manque d’audace. Il faut croire en ses capacités."
Des rôles clés assumés
Chantal Nizigiyimana a été élue pour deux mandats consécutifs parmi les cinq leaders locaux de sa colline, selon les informations disponibles. Elle est citée comme un modèle de réussite, dont les rapports sont rédigés et présentés avec une grande qualité. Chantal Nizigiyimana est âgée de 44 ans et mère de trois enfants. Régine Ndayizeye a déclaré avoir été élue grâce à son engagement constant dans les activités communautaires. Elle a affirmé : « C’est la population d’ici qui m’a choisie. J’avais le courage de participer à toutes les activités de développement de mon quartier ainsi qu’aux réunions et aux séances de sensibilisation. Cela m’a donné l’opportunité de me faire élire et d’occuper ce poste. » Elle a ajouté que l'obstacle principal est souvent le manque d'audace, invitant à croire en ses propres capacités. Parallèlement, des coopératives et des associations de développement ont été initiées, notamment pour les femmes, dans le but de promouvoir leur autonomisation. Chantal Nizigiyimana a expliqué s'être entendue avec son mari avant son élection pour qu’il comprenne ses retours tardifs à la maison, surtout lors de la gestion des conflits. Elle a souligné : « En tant que femmes leaders, nous faisons face à des responsabilités à la fois professionnelles et familiales. Mais, il s’agit d’un engagement que nous assumons pleinement. » Elle a également mentionné qu'avant son mandat, la colline souffrait d'un manque d’eau potable, mais qu'avec l’aide de la population, des robinets publics ont été installés et sont en cours d'amélioration. Chantal Nizigiyimana a encouragé d'autres femmes, affirmant : « Ce que j’ai fait, beaucoup d’autres femmes peuvent le faire. Il faut croire en soi et oser s’engager. »
Améliorations concrètes sur le terrain
Les leaders féminines ont résolu plusieurs conflits familiaux et ont contribué à l'éradication de la violence faite aux femmes, selon les informations disponibles. Des améliorations significatives ont été apportées à l'accès à l'eau potable sur la colline de Dogodogo. Des robinets publics y ont été installés avec l'aide de la population locale, répondant ainsi à un besoin essentiel précédemment identifié. L'effort actuel vise à remplacer les petits tuyaux par des conduites de plus grand diamètre afin d'assurer un approvisionnement suffisant pour tous les habitants de la colline.
Défis et perception traditionnelle
La perception selon laquelle le leadership féminin est sous-estimé est en train de disparaître progressivement, selon les observations faites sur le terrain. Les femmes occupant des postes à responsabilités se trouvent confrontées à des obligations à la fois professionnelles et familiales. Ces dirigeantes doivent concilier leurs fonctions publiques avec leurs devoirs domestiques, un défi qu'elles assument pleinement, d'après les témoignages recueillis.
Pour de nombreuses femmes, le principal obstacle à leur accession à des rôles de leadership réside dans le manque de confiance en soi. Cette absence d'audace entrave leur engagement et leur capacité à se présenter pour des postes de décision, même lorsqu'elles possèdent les compétences requises. La reconnaissance de cet enjeu est clé pour encourager davantage de femmes à embrasser des carrières de leadership.
Perspectives et soutien
Dans la tradition burundaise, le leadership féminin a longtemps été sous-estimé, une perception qui tend à évoluer. Les femmes sont capables de remplir des rôles de leadership et peuvent accomplir les mêmes tâches que les hommes. Selemani Sibomana, chef de la zone de Rugombo, a observé que « les femmes ont déjà fait un pas en avant et commencent à se sentir concernées par les élections. Le problème, c’est qu’elles se sous-estiment alors qu’elles sont capables ». Il a cité Mme Nizigiyimana comme un exemple, affirmant qu'« elle rédige et présente très bien ses rapports. Cela prouve que les femmes peuvent faire aussi bien, voire mieux que les hommes ». M. Sibomana a également souligné la nécessité de continuer les sensibilisations « pour que les femmes se sentent à l’aise afin de participer aux postes de responsabilité », et a encouragé les hommes à soutenir leurs épouses, notamment en partageant les tâches ménagères. Acher Niyonizigiye, un expert dans le domaine, a affirmé que « le leadership des femmes est tout aussi efficace que celui des hommes, pourvu que les opportunités et les conditions d’exercice soient équitables ». Il a ajouté que « même en l’absence de l’homme, elle est en mesure d’assumer pleinement les responsabilités liées à la gestion du foyer. Ce qui témoigne de ses aptitudes naturelles au leadership. La différence ne se situe pas dans la nature du leadership mais plutôt dans la manière de l’exercer ».