At least 17 individuals are reported to have been deported from Switzerland to Burundi between 2024 and 2026, according to associative sources. These expulsions have raised significant concerns, particularly given the political climate in Burundi ahead of the 2027 elections. The return of these young people to a country facing such political tensions adds another layer of complexity to their reintegration and safety, prompting calls for a reevaluation of Switzerland's expulsion policy. The precise locations within Burundi where these individuals have been sent were not specified, but the broader context points to a situation of heightened sensitivity for those repatriated.
Récits de retour et difficultés rencontrées
Plusieurs jeunes Burundais expulsés de Suisse ces dernières semaines ont rejoint leurs familles dans divers quartiers de Bujumbura, la capitale économique du Burundi, ainsi que dans d'autres provinces du pays. Ces retours ont été observés après des expulsions orchestrées par les autorités suisses, marquant la fin d'un parcours souvent périlleux pour ces individus. Nombre de ces individus avaient emprunté la route migratoire passant par la Serbie, un itinéraire devenu un point de passage fréquent pour des migrants africains cherchant à atteindre l'Union européenne au cours des dernières années. La Serbie a ainsi servi de transit pour ces jeunes avant leur arrivée en Suisse, soulignant la complexité des itinéraires migratoires contemporains.
Un vol spécial a été organisé le 21 avril, transportant une famille de cinq personnes ainsi que plusieurs autres ressortissants burundais de retour dans leur pays d'origine. Cet événement spécifique met en lumière la nature organisée de ces expulsions, qui ne se limitent pas à des retours individuels mais peuvent concerner des familles entières. Les cantons suisses d'Argovie, Soleure, Vaud et Zurich sont concernés par ces renvois, selon des informations disponibles. Les expulsions ont ainsi touché des individus qui résidaient dans différentes régions de la Suisse avant leur retour forcé au Burundi, indiquant une portée nationale des mesures d'éloignement. Ces retours forcés interviennent alors que le Burundi se prépare à une période électorale, ajoutant une couche d'incertitude pour les rapatriés.
Contexte politique et économique sensible
La majorité des jeunes Burundais expulsés avaient quitté le Burundi il y a plusieurs mois ou années, cherchant de meilleures opportunités de vie en Europe. Leur départ était souvent motivé par des défis économiques et une quête de stabilité que leur pays d'origine ne pouvait pas offrir. Ces départs s'inscrivent dans un contexte de défis économiques et politiques persistants au Burundi, caractérisé par des tensions sous-jacentes et une situation socio-économique fragile. Pour beaucoup, le retour forcé signifie une confrontation directe avec la situation qu'ils avaient tenté de fuir, sans avoir eu la possibilité de s'établir durablement ailleurs. Le climat politique tendu à l’approche des élections de 2027 est une préoccupation majeure, car il pourrait exacerber les risques pour les personnes perçues comme des opposants ou des déserteurs.
Parallèlement, la situation des Burundais en Suisse reste précaire. Plusieurs centaines de personnes seraient encore menacées d’expulsion ou sont actuellement en procédure d’asile, vivant dans l'incertitude quant à leur avenir. Cette pression maintient un niveau élevé d'incertitude pour de nombreuses familles et individus, qui craignent de devoir retourner dans un pays où les conditions de vie et la stabilité politique sont jugées sensibles avant les élections de 2027. La perspective d'un retour forcé est d'autant plus anxiogène que les conditions de réintégration sont souvent difficiles, voire inexistantes, pour ceux qui ont passé du temps à l'étranger.
Critiques des organisations et experts
Experts and human rights organizations have voiced strong concerns regarding Switzerland's expulsion policy towards Burundi, noting the potential dangers faced by those repatriated. A total of 17 individuals are reported to have been repatriated to Burundi between 2024 and 2026, a number that has drawn scrutiny from international observers. Experts assessing the situation in Burundi contend que le risque de persécution pour les personnes rapatriées est à la fois réel et bien documenté, citant des rapports sur les droits de l'homme et des témoignages. These experts have called for an immediate suspension of all such expulsions, citing the potential dangers faced by those sent back and the need to uphold international protection standards.
Further attention will be drawn to these concerns during a press conference scheduled for May 27. The event, to be held via videoconference, will bring together Fortuné Gaétan Zongo, the United Nations Special Rapporteur on the situation of human rights in Burundi, alongside legal professionals, lawyers, and representatives from migrant defense organizations. This gathering aims to highlight the critical issues surrounding the expulsions and advocate for a halt to the current policy, emphasizing the humanitarian implications of these decisions. The involvement of a UN Special Rapporteur shows the international dimension of these concerns and the gravity with which the situation is being viewed.